FONDATION BRETZ-HERITIER

Savièse - Valais - Suisse

   Route de la Chervignine 48 CH-1965 Savièse Tél. +41 (0)27 395 19 35 email : fondation@bretzheritier.ch

 

Ces pages du site sont destinées à recevoir vos questions. Dans la mesure du possible, la Fondation apportera les réponses à vos questions et des pistes de recherche ! Vous pouvez également nous faire découvrir vos trouvailles en tous genres et vos citations dûment référencées en lien avec Savièse.

« «Emile, dis-je, il faut que tu me lises cette lettre. Elle doit venir de Savièse et je ne pressens rien de bon.» Emile rapprocha de son visage le falot que je venais d’allumer. Il prit le papier que je lui tendais et lut. «Bien chère, grand-mère, c’est moi Jean-Pierre qui vous écrit… un grand malheur nous est arrivé, car nous pleurons tous à la maison. Nous ne savons pas si papa et maman reviendront… »

Les faits : Marcellin (*1902) et son épouse Francine Dumoulin-Rossoz disparaissaient dans le glacier de Tsanfleuron le 15 août 1942 laissant une grande famille orpheline. 70 ans ont passé!

Dernière églantine, in La Brésilienne, roman de Marcel Michellod, 1966, p.. 225, Editions du Château, Sion. [ajouté le 23 juillet 2012]

Lire aussi la chronique des recherches publiées par le curé Pierre Jean dans les Bulletins paroissiaux de Savièse.




« Ainsi que la baguette d’une fée, le nom seul de Savièze évoque tout un tableau d’idylles champêtres. Le pinceau, comme la plume, en illustra les beautés. Ritz, Biéler, Vautier, Franzoni, Delapalud et tant d’autres y puisèrent de fraîches inspirations et de vivantes scènes villageoises; de Courten, trop tôt disparu, chanta Savièze dans sa Terre valaisanne :

    Savièze joyeux et vers sous les charmilles

    Et sous le pampre où juin fait fleurir le muscat,

    S’épanouit au rire éclatant de ses filles

    Et de ses enfants blonds au profil délicat. »

Savièze, in Les Alpes Valaisannes, auteur et année non retrouvés. [ajouté le 5 juillet 2012]




« Certaines communes ressemblent à des royaumes. Elles ont une personnalité naturelle complète et il y  souffle une vocation biblique d’épanouissement… «Partout le pain est dur», disent-ils, mais voici leur paradis : un vignoble ensoleillé où le Fendant est le roi, où le Muscat subiste et les ceps se chauffent à la pierre à feu qui est la pierre de Savièse; un puissant plateau porteur de moissons, de villages, de chapelles avec ces arbres oubliés qui veillent sur les toits, les noyers et les ormeaux; puis les chapelets d’alpages conquis sur les deux versants des alpes. »

Provins Valais, in Eloge de Savièse, plaquette non datée, vers 1966. [ajouté le 13 juin 2012]

           


« Six pierres à ton collier - Savièse au nom coloré

Ormône est sans conteste la première

De toutes les précieuses pierres

Douce Ormône, pure émeraude

Elle est, de l’Etang, la belle Aude

Fidèle à son poste de vigie

Elle sourit avec diplomatie

A chaque visiteur

Lui souhaitant le bonheur.

    Roumaz se fait tendre et discrète

    Visage clair d’amoureuse secrète

    Elle se blottit contre son voisin

    Saphir au bleu mutin.

    Elle accueille avec délicatesse

    Le badaud ému de sa gentillesse

    Qu’il est bon, petite Roumaz,

    De se réchauffer dans tes bras!

Saint-Germain se voudrait sévère

Et pose à l’entour son regard vert

Il se fait rempart et citadelle

Pour protéger ces cinq demoiselles

Mais l’austérité n’est que parade

Car son sourire a l’éclat du jade

Grand frère sans pareil

Ton église est une merveille.

        Granois est certes la plus coquette

        Pour qui chaque jour est une fête

        Parée de son diadème d’améthyste

        Voilée de fine batiste

        Elle invite à la farandole

        Chante, danse et caracole

        Tu stimules par ta gaîté

        Le promeneur fatigué.

Chandolin s’élance vers les mayens

Légère et espiègle comme un lutin

Avec pudeur elle baisse les yeux

A l’insistance du voyageur curieux.

Papillon multicolore

Rubis caché comme un trésor

Tu accordes l’hospitalité

Avant de grimper sur les sommets.

            Drône, à dessein, s’est écartée

            Un peu timide et réservéee

            Elle est la muse du poète

            Joyau taillé en mille facettes.

            Drône, mystérieux diamant

            Envié par le Duc d’Orléans

            Tu te réfugies auprès du ruisseau

            Pour chanter la clarté de son eau.»

Marie-Charles Grand, « Six pierres à ton collier - Savièse au nom coloré» in Evasions, recueil de poèmes, vers 1977. [ajouté le 22 mai 2012]




« Dans ce village, car c’en est un, Rouma, un nom doux à l’oreille, vous chercheriez en vain trace de pavé. Pour toute rue, il n’a que le chemin qui le traverse, sillonné d’ornières, creusé et déformé en tous sens par le passage du bétail, et l’eau qui s’échappe des fontaines, toutes les habitations à la débandade, plantées des deux côtés. Quelques pas vous le font voir d’un bout à l’autre. C’est tout, et si vous voulez, ce n’est rien. Mais si j’étais peintre, je me prendrais d’amour pour ces vieilles masures et leur pittoresque nid de feuillage. » Mario (Marie Trolliet), «Savièze» in Un Vieux Pays - Croquis valaisans, 1889. [ajouté le 1er mai 2012] Rem. Mario est à Savièse le jour de la Fête-Dieu à Roumaz-Ormône en 1886.




« Voici la chapelle de Notre-Dame des Paniers [Corbelins] où l’on fait en passant, tête nue, le signe de croix humecté d’eau bénite, et puis c’est le grouffre où le torrent exaspéré roule son éternelle colère, le torrent qui lime la roche depuis combien de mille ans, et qui descend toujours jusqu’à ce qu’il rencontre l’enfer. La vallée est étroite, emplie de fraîcheur nocturne et fermée par les arêtes cassées où la neige en loque achève son usure; (…) et les quatorze stations du Calvaire sont les seules petites maisons qui abritent les souvenirs de la Passion. Vers le Pont du Diable, lancé d’un bord à l’autre de l’abime, les pins couleurs de sang, posés sur leurs racines découvertes qui se nattent, dévalent en longs bras caressants jusqu’au petit sanctuaire pour l’étreindre et le protéger. »

Marguerite Burnat-Provins, in Le Chant du Verdier, 1906, pp. 116-117. [ajouté le 22 avril 2012]


Infos. En 1892, dans la Vallée de la Morge, entre la chapelle de Chandolin et le Pont du diable, les Saviésans érigent les 14 stations du Chemin de croix dont les oratoires ont été démolis pour permettre l’élargissement de la route du Sanetsch. L’oratoire du Pont-Neuf était dédié à saint Antoine (17 janvier).




« O pays de Savièse!

Où l’on cueille la fraise,

L’airelle et le jasmin,

Quand, la main dans la main,

Dans un bois de mélèze,

On cherche son chemin! (…)

Où, parmi tant d’étranges fleurs,

Les plus belles comme couleurs

Et les plus diaphanes,

Ce sont encore leurs grandes soeurs :

Les Saviésannes!

Jupon court et soulier coquet,

Chapeau plat, mutine frimousse,

Solide, à porter un mousquet

Sur le pré vert comme parquet,

La Saviésanne est un bouquet

Dans la mousse ! (…) »

Charles In Albon(1870-1934), «Hymne à Savièse» in Horizons valaisans, 1923.

[ajouté le 9 avril 2012]




« A vrai dire, dans ce Valais, si dépouillé, si rocailleux, Savièse apparaît au voyageur comme un merveilleux et frais jardin… Un jardin aéré par les vents de la montagne et, par surcroît, inondé de belle et chaude lumière. Cette lumière de Savièse est d’une pureté incroyable. »

Philippe Amiguet, in Le Temps (Paris), 10 juillet 1938. [ajouté le 20 mars 2012]




« Refrain: Les bonnes dames de Saint-Germain, que dit - que donc, que dis-tu ? que dit-on ? que disent-elles donc, près de la fontaine ?

1. Les bonnes dames de Saint-Germain se dévoilent leurs secrets.

2. Le laitier que chacun connaît met 3/4 dedans son lait.

  1. 3.La bonne Madame marchand fréquente son voisin.

  2. 4.Ce petit chose qui est si malin a raté son examen.

  3. 5.Ce chenapan d’avocat va être du Conseil d’Etat.

  4. 6.L’épicier du coin qui est veuf a pris hier un veston neuf.

  5. 7.Marchand de vin vient de faire un voeux, il se met de la Croix bleue. »

Cahier de chansons, Savièse, H. D., manuscrit des années 1930, sans partition, info bienvenue… [ajouté le 6 mars 2012]




A propos du patois. « Balbutiant maladroitement mes premières notes sur les bancs de La Cécilia, je surpris un soir l’arrière-garde des basses qui dans mon dos s’agitait. Plus que le murmure d’un bisse, c’était comme une gerbe fraîche retombant en gouttelettes grêlantes et douces au creux de mon oreille. Les hommes parlaient : la vigne, la vie. Et la source particulière de leurs mots ne tarissait plus, arrosant ma curiosité. » Jacques Pattaroni, postface, in Le Patois de Savièse, tome 8, 2005.

[ajouté le 25 février 2012]




« Si un habitant de Savièse est Saviésan, c’est qu’il diffère de celui qui vient de la commune voisine. Non pas tant physiquement, mais parce qu’il n’a pas exactement le même passé, le même patrimoine que son voisin. Le patrimoine est à la collectivité ce que les gènes sont à l’individu. Ils le constituent, le façonnent, lui donnent son identité. Si Savièse et les Saviésans sont uniques, c’est parce qu’ils disposent d’un patrimoine unique ». Jean-Yves Gabbud, «A la découverte de l’âme saviésanne», in Patrimoine saviésan, postface, Editions de la Chervigine, 2007.  [ajouté le 12 février 2012]




« C’est en 1884 que Biéler, à l’aube de sa carrière, découvrit le village sous les noyers auquel il allait donner une si grande illustration, qui devait lui inspirer plusieurs de ses plus purs chefs-d’oeuvre et surtout la réussite la plus complète que puisse ambitionner un artiste qui a acquis la maîtrise en tant de moyens d’expression : huile, fresque, tempera, vitrail, mosaïque. On sait - on ne saura jamais assez - combien ils se sont épanouis dans cette église de Savièse, dont il a fait un des édifices religieux les plus émouvants du pays. » Pierre Grellet (1882-1957), «Le Maître de Savièse», in Pérégrinations valaisannes, 2e édition, 1961, pp. 146-148.  [ajouté le 25 janvier 2012]




« Polymnie : J’aime ce noble pays de Savièse qui s’élève de la plaine vers le Prabé dans un mouvement de vagues qui s’enfle et s’apaise. J’aime la houle des ormeaux qui frémissent à la lumière, et les entablement des vignes, porteuses, l’automne, de grappes lourdes. J’aime les vergers qui remplissent de fruits, en octobre, les celliers frais. J’aime les prairies où paissent les troupeaux. Mon regard va de colline en colline, des créneaux de Tourbillon à l’arête rapeuse de Montorge, des hêtres de Lentine aux sapins couronnant le Zupuy, et soudain se pose et se repose sur la lame convexe d’une scie bûcheronne : La Soie. Là… » Maurice Zermatten (1910-2001), La Colombe et les Vautours, 1982, p. 19 (Prologue).  [ajouté le 15 janvier 2012]




« Savièse. Qui ne connaît pas cette région à dix minutes de Sion-la-ville et pourtant encore si terrienne. (…) Il ne faut pas les égratigner les Saviésans, car s’ils se lèvent, gare à vous. A l’amitié, au naturel, ils répondent par une hospitalité des premiers jours de l’ère chrétienne, car ils sont restés purs. Le «Vous» qu’à certains Messieurs de la ville pour marquer la distance et encore avec peine, le «tu» ils l’adressent à l’inconnu de passage, à tout le monde, pour marquer instinctivement que nous sommes faits de même chair. Albert Mathier (1901-1998), A la rumeur du Rhône, Ed. Racines du Rhône, 1990, pp. 85-86. [ajouté le 10 janvier 2012]




« Ami lecteur, quand vous avez bien admiré les paysages du Valais (…) surtout n‘oubliez pas la thébaïde de fraîcheur de Savièze. Savièze ! un nom si doux qu’il est déjà une chanson. Savièze ! qui rit sous les noyers au-dessus de la bonne ville de Sion, Savièze vous appelle, et vous monterez peut-être jusqu’à ses mayens verts… »

Jules Gross (1868-1937), Chanoine du Grand-St-Bernard, «Au Mayen de Savièze», in Hugonette - Légendes du Valais Romand, Editions Spes, Lausanne, 1925, pp. 101-107.

[ajouté le 28 déc. 2011]




« Je m’en voudrais de terminer ces notes fugitives sans citer la promenade à Savièze, ce nid douillet d’artistes, si bien blotti sous la verdure, à une petite lieue de Sion, sur la route du Sanetsch ; c’est le Bougival des Sédunois, la rustique patrie de la blonde « raclette » et du muscat doré. »

Auguste Mérinat, Journal illustré des stations du Valais, 10 août 1912.

(ndlr : Bougival est une commune française où résidaient les peintres Claude Monnet et Auguste Renoir.)


 

Savièse en questions : citations 1, citations 2

Merci d’envoyer votre question/trouvaille/citation... Nous la mettrons prochainement en lien.mailto:fondation@bretzheritier.ch?subject=Question/trouvaille/citation
Nous contacter…
mailto:fondation@bretzheritier.ch?subject=Contact

Découvrez notre page Facebook !

Page publique - pas nécessaire de s’inscire sur Facebook pour visualiser notre page…